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Le Bazar de Jonathan

Le Bazar de Jonathan

Des parcs, du Disney, des idées, du bordel, de la poésie, des amis, des infos et du pâté.

J'ai testé pour vous... Cinquantes Nuances de Grey

Une carte d'abonnement de cinéma gratuite et voila le retour des critiques sur mon blog, commençons avec une critique de l'un des films qui aura le plus fait parler le monde en ce début d'année

50 nuances de Grey était promis au fist fucking par une critique armée de battes et de fouets. Comme attendu, l’adaptation du best seller d’EL James est immédiatement parvenue à faire l’unanimité de mes amis critiques cinés contre elle. Un peu comme Qu’est-ce-qu’on a fait au bon Dieu, le film a pourtant attiré un public nombreux dans les salles tout en se prenant un flot de critiques dans les dents. J'ai été le voir 2 fois au cinéma... Une première fois en compagnie d'une novice le jour de la Saint Valentin dans une salle  de 500 places comble, puis une seconde ce 23 Février dans une salle beaucoup plus clairsemée en compagnie d'une autre amie, fidèle a la trilogie littéraire. La Folie 50 Nuances est retombée, remplacée par la folie American Sniper qui rempli les salles aussi vite que 50NdG

En préambule, quelques précisions. J’ai eu l’honneur de lire cette fameuse trilogie événement. Le film est une adaptation réalisée par Sam Taylor-Johnson. Pour rappel, elle a réalisé le très bon Nowhere Boy, biographie sur la jeunesse du jeune John Lennon avant les Beatles. Heureux aquisiteur de l'un des très rares 40 millions d’exemplaires vendus mondialement, j'ai pu suivre le déroulement plein de surprises de la rencontre entre Christian Grey et Anastasia Steele. Et je me souviens m’être dit, à l’écoute du futur culte « Je ne fait pas l'amour... Je baise violement » : mais la nana est actrice X pour accepter de sortir avec un mec pareil ? Bref, je savais que l'adaptation ne serais pas aussi crue que dans le livre, que ce que j'allais voir ne serais pas un film de boules. Je me suis donc assis au Cinémovida Choletais.

Alors je vais tenter d’expliquer pourquoi le film ne m’a pas déplu tout en ne me faisant pas grimper aux rideaux.

50 nuances de Grey a tout du fantasme sur pattes. Une jeune étudiante maladroite et sans saveurs captive un jeune milliardaire qui joue du Bach et du Chopin au piano. Il est sexy, immensément riche, intense et mystérieux. Premier accroc du film : Jamie Dornan peine à donner la force requise par l’énigmatique golden boy. Froncer les sourcils et fixer dans les yeux ses interlocuteurs ne suffit pas à donner de l’épaisseur. Ça passe lorsqu’il est filmé de près mais le subterfuge tombe a l'eau (ou dans la mouille) en plan large. En fait de nuances, notre Grey n’en possède très peu.

Le ton est donné : le film sera lisse, long, dépouillé, plus blanc que blanc, de l’amour passé à la machine à grand renfort de javel. MAIS on comprend que l’acteur est raccord avec le concept. Un acteur trop charismatique aurais fait tache dans cette ambiance Ajax très propre. Il est donc parfait. Pas un poil sur les bras ni sur le torse, des biscotos finement ciselés, ce n’est pas un bodybuilder, juste un beau gosse (qui n’a d’ailleurs pas laissé indifférent mes amies, je vais donc devoir le buter).

Face à lui, une ado de 22ans aux yeux écarquillés à l’air tout juste tombée de son nid. Vierge évidemment mais pourtant très sonore dés ses premiers ébats. Dakota Johnson offre sans effort sa plastique dépouillée à une caméra très gourmande. Elle gémit à la première caresse comme une vraie pro. Dakota Johnson aurait eu sa place dans Rome ou Game of Thrones, séries qui ne rechignent pas à explorer les héroïnes sous toutes les coutures. La demoiselle passe bien vite à la casserole au boût de 45min de film ce qui émouvra sans doute dans les chaumières. Sans vraies formes naturelles, elle est transparente. MAIS on ne parle pas ici de passion ou de flamme amoureuse, on est dans le fantasme de beaucoup de demoieselles dans la salle. Frappée, fouettée, fessée, Anna est une brebis qui est jetée en pâture au loup totalement fou. Plus évanescente elle est, plus le concept « vide sur vide » est cohérent.

Christian Grey est un capitaliste qui a réussi à la force des poignets et de la cravache. Sa rapide ascension lui permet d’assouvir ses penchants et fantasmes dans la seconde. Entouré d’un harem de collaboratrices resplendissantes mais acquises, il préfère oser la petite biche inaccessible et innocente. Et il propose un contrat, comme pour acheter une maison. Bonjour le romantisme, ce contrat d'ailleurs très édulcoré par rapport au bouquin. Il la prend dans les bras encore et encore et conclut finalement ne pas vouloir être touché. Contradiction. Il la prend en missionnaire mais se réclame d’une sexualité offensive. Contradiction. Des promesses de sado-masochisme pour un résultat bien sage, un jeune milliardaire qui roule en Audi et tapote sur un Apple, un tour en deltaplane pour faire décoller la belle

Au final, n’en attendez pas trop et vous ne serez pas déçu. Pas de scènes renversantes mais rien d’irrémédiable non plus. Pour un peu de chaleur et de frisson, le choix est large. Shame ou Nymphomaniac par exemple. 50 nuances de Grey n’est pas spécialement séduisant, il n’est pas non plus une daube informe. Mais vu l’avalanche de critiques, je lui donne 2,5/5 

 

J'ai testé pour vous... Cinquantes Nuances de Grey

Je fait un petit détour par la BO qui m'a particulièrement séduit... Notamment 2 titres qui ont fini sur mon Ipod quelques heures après la fin de la séance

- Love Me Like You Do - Ellie Goulding

- Earned It -The Weeknd

 

 

Avant de vous lacher, je souhaiterais juste rajouter une dernière petite chose qui fera un teasing pour une future enquête. En France, un tel film a été interdit au moins de 12ans, les 2 fois que j'y suis allé, ce fut des groupes de jeunes de 14/15ans qui y sont allés qui remplissaient une bonne moitié de salle. Le film traitant de sujets quand même assez "trash" pour leur age et leur innocence, je vais passer pour un vieux con en disant que de mon temps jamais on pensait a aller voir un film traitant de sadomasochisme, et de plugs anals. Mais les jeunes d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui pervertis par tout ce qui les entourent. Je conclurais avec cette phrase de la fille de 14 ans qui était assise juste devant moi

"Les menottes, j'ai déja essayé c'est kiffant de se faire attacher pendant qu'on se fait ramoner"

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